CLUB DES ORNITHOLOGUES DE CHÂTEAUGUAY

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étang de Saint-Louis-de-Gonzague

marais de la Pointe-Johnson et ses environs à Châteauguay

centre écologique Fernand-Seguin à Châteauguay

ruisseau Saint-Jean à Châteauguay

refuge faunique Marguerite d'Youville à Châteauguay

marais de Saint-Timothée à Melocheville

parc archéologique de Pointe-du-Buisson à Melocheville

bois Robert à Beauharnois

étangs St-Étienne à Beauharnois

barrage à Sainte-Martine

rue MacDonald à Maple Grove

écluse de Sainte-Catherine

ligne

L'ÉTANG SAINT-LOUIS-DE-GONZAGUE

Accessible par la route 132 à Saint-Timothée, l’étang de Saint-Louis-de-Gonzague est situé à l’extrémité sud du boulevard Pie XII, près du pont qui traverse le canal de Beauharnois. On peut également y avoir accès par la route 236 à Saint-Louis-de-Gonzague en empruntant l’avenue du Pont.

(Attention, le pont est fermé pour réparations depuis juin 2006.) Après avoir garé votre véhicule dans le stationnement aménagé pour la piste cyclable, il faut traverser la route. Après quelques pas sur le chemin de terre, une vue partielle de l’étang s’offre à vous, à droite. Une fois la barrière contournée, poursuivre sur le chemin de terre qui longe le canal.


D’une vaste étendue, l’étang de Saint-Louis-de-Gonzague est bordé de végétation qui en limite la visibilité. Quelques points d’observation dégagés vous permettront par contre d’y regarder plus attentivement les oiseaux.

Une autre façon de découvrir cet endroit est de parcourir la piste cyclable qui contourne le côté nord de l’étang. Vous verrez alors l’étang dans toute sa profondeur et, chemin faisant, vous remarquerez un deuxième étang de plus faible dimension. Cette promenade est particulièrement intéressante à la belle saison. La piste cyclable étant surélevée, une vue en plongée de l’étang, des arbres et des arbustes environnants vous permet d’y observer à votre aise le va-et-vient des oiseaux nicheurs.

Le Grand Héron ainsi que quelques espèces de canards, sternes, pics, moucherolles, viréos, hirondelles, moqueurs, parulines, bruants feront partie de vos découvertes.

Une étude effectuée en juin dernier dans le cadre du Programme de surveillance des marais a révélé qu’aucune des espèces suivantes ne répondait à l’appel : Petit Blongios, Foulque d’Amérique, Gallinule poule-d’eau, Râle de Virginie, Marouette de Caroline.

La visite de l’étang de Saint-Louis-de-Gonzague est certainement plus populaire auprès des ornithologues durant les mois d’octobre et de novembre. Par milliers, Bernaches du Canada et Oies des neiges envahissent alors les lieux progressivement au cours des semaines, accompagnées d’une grande variété de canards, certains par centaines. Les Canard branchu, Canard chipeau, Canard d’Amérique, Petit Fuligule, Fuligule à collier, Fuligule milouinan, Garrots à œil d’or seront facilement identifiés. Mais en prenant le temps de bien examiner ces différents rassemblements, vous aurez peut-être la chance de repérer la Bernache nonnette, l’Oie à bec court, l’Oie de Ross, l’Oie rieuse, le Cygne siffleur, le Canard siffleur, le Fuligule à tête rouge ou le Fuligule à dos blanc .

Les environs de l’étang sont des sites qui peuvent offrir également d ’ autres observations intéressantes.

Sur le canal, Macreuses brune, noire et à front blanc, Grèbes esclavon et jougris, Érismature rousse, Harelde kakawi, Bernache cravant … Près du pont, Faucon pèlerin … Dans la baie face au stationnement, Bernache nonnette, Bernache de Hutchins, Grand Héron (aperçu lors du dernier Recensement de Noël)...

L'étang de Saint-Louis-de-Gonzague vaut assurément la peine qu’on s’y attarde.

Monique Groulx

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LE MARAIS DE LA POINTE-JOHNSON ET SES ENVIRONS À CHÂTEAUGUAY

Le marais de la Pointe-Johnson est situé dans le quartier nord de Châteauguay. Pour s'y rendre, à partir de la route 138 ou boulevard Saint-Jean-Baptiste, on emprunte soit le boulevard Saint-Francis, soit le boulevard d'Anjou, et on se dirige jusqu'à la rivière Châteauguay. On longe ensuite cette dernière en circulant vers le nord sur le boulevard Salaberry jusqu'à la rue Higgins.

À partir du Pont de la Sauvagine, on remarquera à gauche l'île Saint-Bernard. À la rue Higgins, on tourne à droite et on se rend jusqu'au stationnement au bout de la rue près de la tour de télécommunication. Pour accéder au marais, il faut contourner une clôture de métal sur un sentier très étroit.


D'une superficie de 80 hectares, le marais est limité au nord par le fleuve Saint-Laurent, à l'est par un boisé de la réserve amérindienne de Kahnawake, au sud par la rue Jack. À l'ouest du marais, une digue protège les résidents de Châteauguay contre les crues printanières. C'est sur cette digue que vous pourrez circuler sur une distance de 1,5 km.

Dès votre arrivée au marais, vous pourrez voir en toute saison quantité de passereaux aux différentes mangeoires toujours bien garnies d'une propriété longeant la digue.

Bordé d'arbres, d'arbustes et envahi de plantes, le marais de la Pointe-Johnson accueille plusieurs espèces d'oiseaux.

Les oiseaux de marais sont bien représentés par la Bécassine de Wilson, le Râle de Virginie, la Marouette de Caroline, la Gallinule poule-d'eau, le Butor d'Amérique, le Bruant des marais et le Carouge à épaulettes. Quant à eux, le Grand Héron, la Grande Aigrette et le Bihoreau gris peuvent être vus en vol se diriger vers l'île Saint-Bernard. Malheureusement, il semble que le Petit Blongios ne soit plus au rendez-vous.

Tout au long de votre parcours sur la digue, les Paruline jaune, masquée, flamboyante, noir et blanc, à collier, à tête cendrée, à calotte noire éveillent votre curiosité. Le Pic flamboyant, le Pioui de l'Est, le Moucherolle tchébec, le Tyran tritri, le Viréo mélodieux, le Vacher à tête brune, la Pie-grièche grise, les Roitelets à couronne rubis et à couronne dorée, les Bruants hudsonien, familier et chanteur ainsi que l'Oriole de Baltimore feront également partie de vos découvertes.

Une autre catégorie d'oiseaux, c'est-à-dire les rapaces, n'est pas à négliger. Il existe, pas très loin, au sud du marais, un endroit pour observer les rapaces en migration. Il est situé sur le chemin Saint-Bernard plus particulièrement face à l'usine d'épuration. De ce site, Pygargue à tête blanche, Urubu à tête rouge, Épervier de Cooper, Busard Saint-Martin, Buse pattue, Buse à épaulettes, Buse à queue rousse, Petite Buse ont pu être identifiés. Il n'est pas rare non plus d'apercevoir quelques-uns de ces oiseaux imposants voler au-dessus du marais.

Dans le secteur nord-ouest du marais, il y a cependant une espèce plus rare qui attire les ornithologues à chaque printemps, depuis quelques années. Cet oiseau repéré d'abord par son cri particulier nous amène dans ses déplacements depuis la digue à la rue Higgins, parfois au boulevard Salaberry nord et jusqu'au chemin du Bord-de-l'eau. Cet oiseau rare est un pic à calotte orangée. Vous l'avez deviné…c'est le Pic à ventre roux !

Puisque le Pic à ventre roux vous conduit au chemin du Bord-de-l'eau, poursuivez votre promenade sur celui-ci. La rivière Châteauguay s'offre alors devant vous et un peu plus loin le lac Saint-Louis. Plusieurs centaines de canards peuvent s'y retrouver en eau libre alors que le lac est encore gelé. À proximité, Fuligule milouinan, Fuligule à collier, Petit Fuligule, Garrot à œil d'or, Petit Garrot, Harle couronné, Canard colvert, Canard d'Amérique, Canard branchu défilent alors sous vos yeux pour votre plus grand plaisir.

Le marais de la Pointe-Johnson et ses environs, des sites à découvrir pour la diversité de la faune ailée.

Monique Groulx

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LE CENTRE ÉCOLOGIQUE FERNAND-SEGUIN

Situé sur la rive sud, à 20 kilomètres seulement de Montréal, le Centre écologique Fernand-Seguin est un " parc-nature " d'environ 40 hectares à vocation multiple : récréation, conservation, éducation; depuis février 2004, la ville de Châteauguay en a confié l'entière gestion à l'organisme Héritage Saint-Bernard connu pour son implication dans le milieu et qui a, pour les cinq prochaines années, plusieurs projets d'aménagement du site (plantation d'arbres, panneaux d'interprétation, passerelles, nichoirs, etc). Le Centre est accessible en tout temps et offre des services et des activités en saison. L'entrée est gratuite.

De la rive sud, on accède à Châteauguay par l'autoroute 30 ou les routes 132 et 138; de Montréal, on emprunte le Pont Mercier et la route 132-138 direction Châteauguay et Valleyfield; à l'intersection de la route 132-138 et de l'autoroute 30, prendre la route 132 ouest en direction de Valleyfield (appelée également Boulevard René-Lévesque) et suivre les indications pour l'hôpital. À l'intersection du Boulevard Brisebois, tourner sur cette route pour passer devant le CHAL et l'école secondaire L.P.Paré et se rendre au bout de la route, en suivant les panneaux indicateurs qui vous guident jusqu'au stationnement du Centre écologique, près de l'entrée et du chalet d'accueil. Un grand panneau indique les divers sentiers et leur vocation; des plans du site sont disponibles en saison.


Établi dans une érablière à Caryer, le boisé du Centre écologique Fernand-Seguin, avec ses 7 kilomètres de sentiers, permet de découvrir un milieu forestier typique du sud-ouest du Québec. Plusieurs espèces d'oiseaux y nichent alors que d'autres y transitent en période de migration. Il est fréquenté par le Tyran huppé, le Troglodyte familier, le Pioui de l'Est, le Moucherolle tchébec, différentes espèces de grives, de viréos et de pics.

Les amateurs de parulines pourront s'exercer à distinguer la Paruline masquée, la Paruline couronnée, la Paruline flamboyante, la Paruline triste, la Paruline jaune, la Paruline à gorge noire, la Paruline à joues grises, la Paruline à collier, la Paruline à flancs marron, la Paruline à tête cendrée, la Paruline bleue, la Paruline à gorge orangée, la Paruline à poitrine baie, la Paruline rayée et la Paruline noir et blanc qui ont toutes été recensées depuis le printemps 2001.

En bordure du boisé et près des haltes, bon an mal an, on peut observer le Tyran tritri, le Moqueur chat, l'Oriole de Baltimore, le Junco ardoisé, le Cardinal à poitrine rose, le Colibri à gorge rubis et le Chardonneret jaune.

L'hiver, les Mésanges à tête noire et les Sittelles à poitrine blanche font la joie des randonneurs en venant manger dans la main qui leur offre graines de tournesol ou arachides; le Cardinal rouge, le Roselin familier, le Sizerin flammé et le Geai bleu visitent également les haltes où des postes d'alimentation sont régulièrement approvisionnés par les "habitués" du Centre. Il n'est pas rare de pouvoir observer un couple de Grands Pics à l'œuvre ou d'apercevoir la Chouette rayée se faire chauffer la plume au soleil, bien installée sur une branche en bordure d'un sentier. Avec un peu de chance, vous entendrez peut-être le fracas d'ailes de la Gélinotte huppée qui décolle à l'improviste dans le sous-bois tout près.

À partir du Centre écologique, des sentiers rayonnent et permettent d'aller explorer des milieux adjacents différents. Situé à la limite de Châteauguay et de Léry, le Centre est contigu au club de golf de Bellevue et a comme territoires voisins, à l'ouest de ce dernier, des terres en friche et d'anciens vergers tandis qu'à l'est et au nord du Centre se trouve une érablière parsemée de petits peuplements de pruches du Canada. L'hiver venu, le Centre écologique Fernand-Seguin s'ouvre sur ces secteurs voisins offrant ainsi 20 kilomètres de sentiers sur un vaste ensemble diversifié d'une superficie d'environ 200 hectares.

Les milieux ouverts permettent de voir à l'occasion des Éperviers bruns ou des buses et des Harfangs des neiges de passage. En bordure du terrain de golf, à quelques pas de la mangeoire improvisée, des haies d'arbustes à baies noires (nerpruns) attirent régulièrement des bandes de Jaseurs d'Amérique et de Jaseurs boréals. Le Grand-duc d'Amérique veille, paraît-il, sur le petit boisé de pruches du Canada, à l'est du terrain de golf. Il semble aussi que le Tangara écarlate niche dans ce boisé accessible l'été par le sentier de VTT qui relie le boulevard René-Lévesque au boulevard de Léry.

Quant à eux , le Grand Pic et la Chouette rayée nicheraient dans le secteur est, adjacent au Centre écologique; ils ont souvent été vus et entendus à partir du " sentier long " de raquette. (Voir le plan au tableau d'affichage à l'intérieur du chalet d'accueil) Une liste détaillée des espèces aviaires observées au Centre écologique Fernand-Seguin et colligée par le guide-naturaliste Philippe Geoffrion y a été également affichée.

Les saisons idéales d'observation d'oiseaux sont le printemps pour les espèces nicheuses et en migration et l'hiver, pour l'accès plus grand à des milieux diversifiés via les pistes de ski de fond et de raquette qui sillonnent les secteurs ouest et est ainsi que le club de golf de Bellevue (accessible aux ornithologues uniquement en cette saison).

Ouverture et services

Le Centre écologique est ouvert à l'automne, de la mi-septembre à la fin octobre, à l'hiver (selon les conditions météorologiques), de la mi-décembre à la fin février et au printemps, de la fin avril à la fin mai, du lundi au dimanche. Il est cependant accessible à l'année.

On y trouve des sentiers pédestres, un sentier d'auto-interprétation, des sentiers de ski de randonnée, de ski de patin et de raquette, balisés et patrouillés quotidiennement, une patinoire, une butte à glisser, des tables à pique-nique et un chalet d'accueil chauffé avec salle de toilette; une cantine et un centre de location de skis de fond et de raquettes sont ouverts les fins de semaine.

Des guides-naturalistes peuvent être rencontrés sur place; des activités à volets récréatifs, éducatifs et écologiques sont présentées; un programme d'animation destiné aux groupes scolaires est offert sur demande; enfin, les services d'un guide peuvent être réservés pour une visite de groupe.

Pour information
Téléphone au Centre écologique :
(450) 698-3123, en saison seulement
Téléphone au bureau d'Héritage Saint-Bernard :
(450) 698-3133

Louise Lord
Monique Groulx

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LE RUISSEAU SAINT-JEAN

Comment s'y rendre...

Pouvant servir de point de démarcation entre, d'un côté de la rive, Ville de Léry et de l'autre côté, la ville de Châteauguay, le ruisseau Saint-Jean est plus facilement accessible par la municipalité de Châteauguay.

Pour vous y rendre, à partir de la route 132 (boul. D'Anjou), dirigez-vous vers la rivière Châteauguay; juste avant le pont, tournez à droite sur le boul. Salaberry, cette route est parallèle à la rivière sur quelques kilomètres, passez sous le pont de la Sauvagine et tournez à droite en direction de Beauharnois. Vous devriez vous retrouver sur le chemin St-Bernard, traversez le pont et continuez votre route jusqu'à ce que vous aperceviez le ponceau du ruisseau St-Jean.

Attention, à environ 5 mètres avant la structure, il y a une entrée à droite de la route qui donne accès à la piste cyclable et à un autre ponceau adjacent au premier où vous pourrez stationner votre auto.


Très facile d'accès et accessible à tous, cet emplacement est tout de même digne d'intérêt pour les adeptes de l'observation des oiseaux. À ce site, nul besoin de lunette d'approche, une paire de jumelles me semble parfaitement adéquate, vu la faible distance qui vous sépare des rives du ruisseau et la possibilité de circuler dans des sentiers boisés et arbustifs qui s'y retrouvent.

L'emplacement est particulièrement intéressant au printemps et au début de la période estivale puisque certaines années, vers la fin de l'été et au début de l'automne, le niveau du ruisseau devient tellement bas qu'il devient pratiquement à sec dans la section des deux petits ponts.

De l'endroit où est stationnée votre auto, en regardant vers l'embouchure du ruisseau, vous aurez sûrement l'occasion d'observer de près l'Hirondelle à ailes hérissées puisque depuis plusieurs dizaines d'années, une petite colonie s'est installée sous le pont. Toujours du même endroit, en scrutant attentivement les berges de chaque côté du ruisseau, vous aurez également la possibilité de voir différentes espèces de canard barboteur et en particulier le Canard branchu qui s'y reproduit ainsi que différentes espèces d'Ardéidés comme le Bihoreau gris, le Butor d'Amérique, le Héron vert, le Grand héron ainsi que la Grande Aigrette qui s'y pose occasionnellement.

En circulant à pied sur la piste cyclable qui se dirige vers Ville de Léry, à gauche du pont, vous remarquerez une forêt mature en partie inondée et propice à la nidification du Canard branchu, ce secteur vous permettra aussi de découvrir plusieurs espèces de passereaux nicheurs, en migration.

À droite du pont, vous constaterez la présence d'un chemin non pavé parallèle au ruisseau et inaccessible aux autos, ce chemin s'avère propice à la découverte de différentes espèces de passereaux et vous permettra d'avoir une vue sur les grands marais alimentés par le ruisseau St-Jean.

À la nuit tombée, un petit arrêt à cet endroit vous permettra peut-être d'entendre le Petit-duc maculé qui, depuis quelques années, en a fait son territoire.

À l'extrémité de ce même sentier, une clôture ne vous permettra pas d'aller plus loin ( usine de filtration des eaux ) mais à votre droite, vous remarquerez un autre sentier qui pénètre dans la forêt inondée, vous aurez alors accès à une passerelle de bois qui vous offrira la possibilité de traverser cette forêt.

Au bout de cette passerelle, vous ferez face à un champ; à droite de celui-ci, le sentier continue et vous mènera jusqu'à un petit parc qui fait face au lac St-Louis. De cet endroit, vous aurez une excellente vue sur le lac et les oiseaux qui pourraient s'y trouver. Tous les sentiers énumérés dans ce texte sont accessibles à tous et sont sous la juridiction de Héritage St-Bernard, organisme à but non lucratif qui gère la majeure partie des marais et des marécages de la région.

Je vous souhaite de belles observations et une bonne randonnée dans notre région.

Jacques Gauthier

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LE REFUGE FAUNIQUE MARGUERITE D'YOUVILLE

( Île Saint-Bernard )

Comment s'y rendre...

Situé dans la municipalité de Châteauguay, ce site de 223 hectares recouvre, entre autres, la plus importante superficie de plaines inondables intactes du lac St-Louis.

À partir du boul. d'Anjou, dirigez-vous vers la rivière Châteauguay. Juste avant le pont, tournez à droite sur le boul. Salaberry, cette route est parallèle à la rivière sur quelques kilomètres. Passez sous le pont de la Sauvagine et tournez à droite en direction de Beauharnois. Vous devriez vous retrouver sur le chemin St-Bernard, traversez le pont et tournez à droite au clignotant sur la rue Notre-Dame nord, continuez et tournez de nouveau à droite sur la rue Edmour et finalement, à gauche sur le Chemin Vinet. À votre droite, vous remarquerez alors le stationnement d'Héritage St-Bernard; généralement, les excursions débutent à cet endroit.

Une excursion complète de l'île peut facilement demander plus de cinq heures de marche. Alors, il est à conseiller de se munir d'une collation et d'une provision d'eau, sans oublier un insecticide efficace car mes petits amis maringouins feront sûrement partie de l'expédition.


Ce site a été désigné par le gouvernement du Québec comme étant un habitat de qualité diversifiée. Son accès est maintenant libre toute l'année mais des frais de visite sont chargés. Voir le site Héritage Saint-Bernard pour la tarification.

Dans la région de Montréal, peu de milieux naturels ont été aussi bien protégés de l'urbanisation que l'île St- Bernard. C'est pourquoi, ce vaste territoire constitue aujourd'hui un site d'importance majeure pour le Québec et la région. La très grande diversification des écosystèmes et des aménagements ( prairie humide, verger, marais, marécages arbustifs et arborescents, érablière à caryers) de nombreuses plages de sable faisant face au lac St-Louis ainsi que les deux tiers de ses berges baignées par les eaux de la rivière Châteauguay font de ce site un habitat propice à la nidification et à la migration de nombreuses espèces d'oiseaux et un beau paradis pour les ornithologues amateurs.

Une paire de jumelles serait, selon moi, acceptable pour l'observation des oiseaux sur ce site, mais vu la possibilité d'observations de certaines espèces pouvant se rencontrer sur le lac et sur les berges de l'île ainsi que dans les étangs nouvellement aménagés par Canards Illimités, une lunette d'approche serait plus à conseiller. Mais attention... vous devrez prendre en considération qu'il vous faudra transporter cet équipement sur de longue distance, je vous conseille donc d'apporter une seule lunette pour le groupe et de vous partager le fardeau du transport.

La saison la plus favorable à l'observation sur l'île est sans aucun doute le printemps. Dès que le lac St-Louis se libère des glaces qui le recouvrent, vous pourrez assister au magnifique spectacle de la migration printanière des canards plongeurs alors que, de la plage des Grillons, vous aurez l'opportunité d'observer des rassemblements majeurs de canards, de bernaches, et d'Oies des neiges.

Dès le début de mai, le retour des passereaux vous offrira la possibilité d'observer une bonne variété d'oiseaux nicheurs et d'oiseaux de passage tel que paruline, bruant, cardinal, viréo, etc. Soyez attentifs aux plages sablonneuses car le passage des oiseaux de rivage pourrait vous offrir d'agréables surprises.

En circulant sur les digues, vous aurez une vue sur les nouvelles zones inondées qui pourraient devenir très intéressantes dans le futur. Le mois de juin pourrait s'avérer très passionnant pour les lève-tôt. Ceci vous permettra de vous familiariser avec les chants des oiseaux des marais comme le Râle de Virginie, la Marouette de Caroline, le Butor d'Amérique et peut-être même le Petit Blongios qui a déjà niché au marais de la commune et qui pourrait très bien se retrouver dans l'île.

L'été, à cause de la très grande concentration de maringouins et de la présence de plaisanciers ayant accès aux plages de l'île ainsi qu'aux sentiers, l'observation d'oiseaux est plus difficile. Mais, si vous vous protégez bien contre les moustiques, l'endroit demeure un excellent choix pour y faire une promenade matinale. L'automne venu, le retour des oiseaux migrateurs permettra d'autres belles observations d'oiseaux pour la plupart en plumage automnal. Mais attention, soyez prudents car à quelques mètres des rives faisant face au lac, la chasse aux canards est permise. Malheureusement, la venue de l'hiver et l'accumulation de neige dans les sentiers rendent l'accès au site assez difficille sauf pour les adeptes du ski de fond et de la raquette.

Selon Héritage St-Bernard, on peut y observer environ 150 espèces d'oiseaux. J'y ai personnellement observé 161 espèces jusqu'à présent et je suis persuadé qu'il est possible d'augmenter cette liste dans les années à venir. Dans cette liste, j'ai le Merlebleu de l'Est, le Grand duc d'Amérique, la Chouette épervière, la Paruline du Canada, la Marouette de Caroline, la Mouette de Franklin, ainsi que la Grande Aigrette dont trois individus semblant affectionner le secteur puisqu'ils y ont été vus par plusieurs personnes au cours de la saison estivale.

Je tiens à remercier particulièrement la congrégation des Sœurs Grises de Montréal, la ville de Châteauguay et la Fondation de la faune du Québec puisqu'en mai 1993, une entente a été signée afin de protéger et de mettre en valeur les habitats fauniques de l'île Saint-Bernard et de la commune de Châteauguay. Je tiens à remercier également la corporation Héritage St-Bernard dont le mandat est d'assurer la gestion, la protection et la conservation de la faune et de la flore du refuge.

Félicitations à tous ces organismes qui, par leur implication, permettent aux résidents de Châteauguay et des environs de profiter d'espaces verts dans notre région alors que d'autres villes, comme Verdun avec le boisé de l'île des Sœurs, qui a été amputé de plusieurs hectares parce que les dirigeants n'ont vraisemblablement pas fait les efforts nécessaires pour protéger le boisé et par le fait même ont permis à un promoteur immobilier de construire un terrain de golf et des condos de luxe privant ainsi les résidents de cette municipalité d'une partie importante d'espaces verts tant appréciés.

S.v.p., lors de vos visites, respectez les lieux. Héritage St-Bernard a effectué des travaux considérables et coûteux qui profiteront à l'ensemble de la population de Châteauguay.

Salut à toutes et à tous et au plaisir de se rencontrer dans l'île!

Jacques Gauthier

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LE MARAIS DE SAINT-TIMOTHÉE À MELOCHEVILLE

Le marais de Saint-Timothée est situé à Melocheville et fait partie du parc régional de Beauharnois. Pour s'y rendre, on emprunte la route 132 ouest. Après la centrale hydro-électrique de Beauharnois et le tunnel sous le canal, on tourne à gauche à la première intersection sur le rang Sainte-Marie. Cinq kilomètres plus loin, il y a un stationnement à votre gauche. Une petite côte à franchir et on arrive au marais.


À votre droite, sur un panneau d'interprétation, on apprend que, d'un terrain autrefois asséché et envahi par le Roseau commun, Canards Illimités Canada a aménagé avec l'accord d'Hydro-Québec le propriétaire, un marais et un marécage. À cet endroit, un sentier bordé de saules longe le marais.

D'une superficie de 160 hectares, l'habitat est traversé de part et d'autre par une piste cyclable. Une fois la lunette d'approche installée, vous aurez à partager la surface avec les promeneurs à pied, à bicyclette ou en patins à roues alignées. Les observations se font tout au long de la piste qui se poursuit jusqu'à la Voie maritime. Un belvédère érigé à l'automne 2004 permet une meilleure perspective des lieux. À la Halte du marais, quatre tables à pique-nique, une toilette sèche et une Halte ornithologique complètent les nouveaux aménagements.

Saviez-vous que le marais de Saint-Timothée fait partie du programme des Zones importantes pour la conservation des oiseaux du Canada (ZICO) ? Ce site est d'une importance mondiale. Les critères qui l'ont mené à sa désignation de ZICO sont la présence d'une ou plusieurs espèces menacées et la présence d'une ou plusieurs espèces grégaires. Le Petit Blongios, la Guifette noire et la Grande Aigrette sont les espèces pour lesquelles le site a été désigné ZICO.

Le marais de Saint-Timothée est un lieu apprécié des ornithologues. Oiseaux de marais, oiseaux de rivage, passereaux et rapaces sont les espèces qu'ils peuvent espérer voir.

En périodes migratoires, on observe l'Oie des neiges, le Canard colvert et la Bernache du Canada attirés massivement par cette zone.

Au printemps, le Grand Héron et le Grand-duc d'Amérique nichent dans les arbres écorcés du marécage.

En nombre plus ou moins important, on peut observer des canards barboteurs tels que le Canard noir, le Canard d'Amérique, la Sarcelle à ailes bleues, ainsi que des canards plongeurs comme le Fuligule à collier, le Fuligule à tête rouge et parfois même l'Érismature rousse. Le Petit Fuligule, le Fuligule milouinan, le Grand Harle, le Garrot à œil d'or sont plutôt observés à partir de la Voie maritime. Parmi les habitués des lieux, on repère facilement le Grèbe à bec bigarré, la Foulque d'Amérique et la Gallinule poule-d'eau. Le Héron vert, le Butor d'Amérique et le Râle de Virginie se font plus discrets.

Dans les feuillus, les arbustes, les herbes ou en vol, on retrouve les passereaux suivants : l'Hirondelle bicolore, le Troglodyte des marais, le Bruant chanteur, le Tyran tritri, le Moqueur chat, le Jaseur d'Amérique, la Paruline jaune, la Paruline masquée ainsi que quelques oiseaux moins fréquents comme le Gobemoucheron gris-bleu et la Pie-grièche grise. Plusieurs espèces de rapaces peuvent être observés comme la Buse à queue rousse, le Busard Saint-Martin, le Faucon pèlerin et pourquoi pas le Pygargue à tête blanche aperçu il y a quelques années.

Le Petit Blongios demeure à mon avis la vedette des lieux. Étant une espèce considérée comme menacée au Québec, il a été entendu, vu et photographié régulièrement par plusieurs observateurs au comble du ravissement.

Monique Groulx

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LE PARC ARCHÉOLOGIQUE DE POINTE-DU-BUISSON À MELOCHEVILLE

Comment s'y rendre...

En partant de Châteauguay, vous empruntez la route 132 ouest en direction de Melocheville. Vous tournez à droite sur la rue Émond et vous suivez les indications pour le parc archéologique de Pointe-du-Buisson.


Le parc archéologique a une surface de 66 arpents. Il jouit d'une riche végétation dominée à 90% par d'énormes érables à sucre presque centenaires. Le réseau pédestre de 2,5 km est divisé en quatre sentiers, soit les chemins des Pêcheurs, du Portage, du Cap à Roulin et des Caryers.

C'est un endroit idéal pour ceux et celles qui veulent faire une courte excursion ornithologique surtout au mois de mai. À cet endroit, il est possible de voir des oiseaux de marais, des oiseaux de rivage, des passereaux et des rapaces. Voici quelques-unes des espèces qui ont été observées lors des sorties du club au mois de mai.

Sur le bord de la rive: Plongeon huard, Canard colvert, Canard noir, Canard chipeau, Canard pilet, Cormoran à aigrettes, Grand Héron, Goéland marin, Goéland à bec cerclé, Sterne pierregarin, Mouette de Bonaparte, Chevalier grivelé, Pluvier kildir et Balbuzard pêcheur.

Les sentiers nous ont révélé: Oriole de Baltimore, Pic mineur, Grand Pic, Pic flamboyant, Paruline jaune, Paruline à croupion jaune, Paruline bleue, Paruline masquée, Paruline à tête cendrée, Sittelle à poitrine blanche, Moucherolle phébi, Cardinal rouge, Viréo mélodieux, etc.

Les sentiers sont accessibles à l'année. Pour les activités concernant l'archéologie, le parc est ouvert de la mi-mai à la Fête du Travail.

Bonnes observations!

Francine Viau

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LE BOIS ROBERT À BEAUHARNOIS

Comment s'y rendre...

En partant de Châteauguay, vous empruntez la route 132 ouest en direction de Beauharnois. Vous traversez la ville de Beauharnois et à l'arrêt, juste avant le pont de la rivière St-Louis, vous tournez à gauche sur la route 236. Vous êtes sur le chemin St-Louis.

L'entrée du bois Robert est située sur le chemin St-Louis juste avant l'église.


Ce bois a une superficie de 125 acres. Il a plus de 5 pistes aménagées pour la randonnée pédestre avec 4 haltes de repos. Le propriétaire du bois Robert est la compagnie P.P.G. (usine de Chlore-Alcalis). Depuis quelques années, cette usine est accréditée par le Wildlife Habitat Council pour la conservation, la promotion, la protection et la réhabilitation du boisé et de la rivière St-Louis.

Plusieurs inventaires ont été réalisés au cours des années. Ces inventaires concernent les oiseaux, les animaux, les arbres, les plantes rares, l'herpétofaune, etc. Concernant l'avifaune, depuis 1998, environ 80 espèces ont été observées. Il y a 18 résidents dont le Canard colvert, la Buse à queue rousse, le Petit-duc maculé, la Gélinotte huppée, le Pic mineur, le Pic chevelu, le Grand Pic, la Sittelle à poitrine blanche, le Grimpereau brun, le Chardonneret jaune, le Cardinal rouge. Outre les résidents, une cinquantaine d'autres espèces nichent à cet endroit.

Voici le nom de quelques passereaux: le Pic maculé, le Pic flamboyant, le Moucherolle phébi, le Moucherolle tchébec, le Pioui de l'Est, le Tyran huppé, le Tyran tritri, le Viréo aux yeux rouges, le Viréo mélodieux, la Sittelle à poitrine rousse, le Troglodyte familier, le Bruant des marais, le Bruant à gorge blanche, la Paruline à joues grises, la Paruline bleue, la Paruline à gorge noire, la Paruline flamboyante, la Paruline couronnée, la Paruline des ruisseaux, le Cardinal à poitrine rose, l'Oriole de Baltimore et le Goglu des prés.

Le bois Robert peut être visité en toute saison et les heures de visite sont du lever du soleil au coucher du soleil. Néanmoins, les visites guidées sont offertes seulement au printemps, à l'été et à l'automne. Ces visites sont organisées par l'organisme Beauharnois-Une-Place-Dans-l'Avenir (BUPA). Pour plus d'informations, téléphonez au numéro suivant: 514-973-3129 ou visitez leur site internet à cette adresse: BUPA

Bonnes observations!

Francine Viau

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LES ÉTANGS ST-ÉTIENNE À BEAUHARNOIS

Comment s'y rendre...

À partir de la route 132, traversez la ville de Beauharnois. À l'arrêt, juste avant le pont de la rivière St-Louis, tournez à gauche sur la route 236 (chemin St-Louis ). Cette route vous mènera à la montée St-Joseph, tournez à droite. Après avoir traversé la rivière St-Louis, continuez tout droit jusqu'au rang Ste-Anne où vous tournerez à gauche. Ce rang se termine en cul-de sac face à une digue qui borde les étangs de la Société Canards Illimités.

Après avoir stationné votre véhicule en bordure de chemin, je vous recommande de demander l'autorisation de passage au propriétaire puisque l'accès à cette digue se fait à pied en passant tout près des bâtiments de ferme. Il ne vous reste plus qu'à franchir la clôture de métal qui se trouve à votre droite. La digue en bordure des étangs vous permettra de circuler à pied sur une distance appréciable.

J'évalue à environ deux heures de marche, selon la densité de la végétation, la distance à parcourir pour se rendre à l'extrémité des étangs et en revenir.


Sur ce site, l'observation des oiseaux se fait généralement de loin. Même si vos jumelles ont un grossissement de 10 X, il est fortement conseillé de se munir d'une lunette d'approche de 45 X minimum, ce qui vous permettra d'avoir une bonne visibilité et d'identifier avec certitude les oiseaux observés. Ce territoire a un statut d'aire de repos et la chasse y est interdite, ce qui en fait un endroit favorable à la reproduction de la sauvagine.

Particulièrement au printemps et en été, toutes les espèces de canards barboteurs et à l'occasion, certains canards plongeurs peuvent y être observés ainsi qu'une multitude d'oiseaux des marais tels que Foulque d'Amérique, Grande Aigrette, Gallinule poule-d'eau, Râle de Virginie et plusieurs autres. Le Petit Blongios, très discret, est aussi une espèce pouvant être rencontrée mais pour en faire l'observation, il vous faudra vous armer de patience et de persévérance.

À la fin de l'été 1999 alors que le niveau d'eau était particulièrement bas, plusieurs espèces de limicoles y ont également été vues. L'endroit est aussi propice aux oiseaux rares puisqu'une Aigrette bleue immature y a déjà fait un court séjour et que j'ai personnellement eu la chance d'y faire ma première rencontre avec un Ibis falcinelle.

Les terres agricoles entourant les marais vous offrent aussi l'opportunité de découvrir de nombreuses espèces de rapaces tel le Busard St-Martin, planant au-dessus des phragmites et la Crécerelle d'Amérique recherchant sa pitance.

En période de migration, vous pourrez y contempler une Buse à queue rousse et une Buse pattue et à l'occasion, un Faucon émerillon et même un Faucon pèlerin que l'on retrouve perché dans les pylônes de l'Hydro-Québec. À cette même période, vous remarquerez des colonies importantes d'hirondelles de toutes les espèces rencontrées au Québec, juchées sur les fils électriques faisant face à la ferme.

Au crépuscule, vous assisterez au spectacle de milliers d'oiseaux noirs retournant vers leur dortoir. Au retour, examinez attentivement les champs fraîchement labourés car ils pourraient s'y trouver des Pluviers argentés ou des Pluviers bronzés parmi les nombreux Pluviers kildir, ainsi que des Alouettes hausse-col, des Pipits d'Amérique et des Perdrix grises, présents à cette période de l'année. Au début de décembre, les Bruants des neiges font aussi leur apparition et la présence d'un Bruant lapon est également possible parmi eux, sans oublier notre symbole aviaire, le Harfang des neiges.

Je ne prétends pas avoir fait le tour complet des nombreux oiseaux qui pourraient être observés à ce site, mais j'espère avoir suscité en vous un intérêt positif pour cet endroit.

Peu importe la période de l'année, vous aurez sûrement la possibilité d'y faire des observations intéressantes et même surprenantes!

Salut à tous et bonnes observations.

Jacques Gauthier

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LE BARRAGE DE SAINTE-MARTINE

Comment s'y rendre...

Comme point de départ, prenez le lieu de rencontre habituel pour les sorties du COC, soit le stationnement du CLSC de Châteauguay. Vous n'avez qu'à emprunter la route 138 ouest, en direction de Ste-Martine. Après avoir roulé 13,8 kilomètres, vous devriez apercevoir à votre droite le restaurant Grégoire.

Stationnez votre véhicule dans le stationnement du restaurant et dirigez-vous vers la rivière; à votre droite, un petit sentier de quelques dizaines de mètres vous conduira vers un belvédère de béton.

De cet endroit, vous aurez une excellente vue sur le barrage, les rapides de la rivière ainsi que sur les différentes espèces de limicole qui devraient y être présentes.


Ce site est, selon moi, l'endroit le plus visité de notre région. Quelle est donc la raison de cet enthousiasme pour ce lieu? LesLimicoles! Hé! Oui! ces petits oiseaux de rivages qui, annuellement, nous visitent lors de leur migration automnale, font déferler sur notre région une multitude d'ornithologues amateurs de tous les niveaux.

Experts, intermédiaires et débutants se rassemblent au barrage de Ste-Martine à cette période de l'année pour admirer et se confronter aux difficultés que représente l'identification de ces oiseaux. En effet, comme les limicoles sont généralement d'aspect et de taille semblables, il est parfois très difficile pour un débutant ou un intermédiaire de faire la différence entre une espèce ou une autre car leur plumage est en majorité rayé et parsemé de taches brunes ou grises; la différence peut être aussi minime que la couleur des pattes ou encore la longueur des ailes. Je vous avoue que parfois, j'en perds mon latin.

Une visite au barrage est donc une chance inouïe de parfaire vos connaissances puisque vous aurez l'opportunité de rencontrer des gens chevronnés qui se feront un plaisir de vous faire partager leurs connaissances et de vous expliquer en détails les principales caractéristiques et subtilités de plumage que vous pouvez rencontrer d'une espèce à l'autre.

La période cible où vous aurez la possibilité d'observer le plus grand nombre d'oiseaux serait, selon moi, du début août à la fin septembre. L'avant-midi est sûrement le meilleur moment de la journée puisque le soleil sera derrière vous, ce qui vous permettra d'avoir la meilleure luminosité possible afin de détecter les détails les plus minimes soient-ils et par le fait même, de profiter de la fraîcheur du matin surtout au mois d'août.

Une lunette d'approche (télescope) est pratiquement essentielle à l'observation de ces oiseaux; les personnes qui ne possèdent pas ce type d'équipement, auraient sûrement avantage à se joindre à un club d'ornithologie lorsqu'une sortie au barrage est planifiée puisque les guides qui vous accompagneraient sont généralement en possession d'équipement très performant, ce qui vous permettra d'avoir un excellent aperçu des oiseaux présents.

En plus des oiseaux de rivage, vous aurez la possibilité d'observer différentes espèces de canards, de goélands, de sternes, d'échassiers, comme le Grand Héron ou le Bihoreau gris. Avec un peu de chance, vous pourriez même contempler le Balbuzard pêcheur faisant une démonstration de ses talents de pêcheur et même admirer les prouesses d'un Faucon pèlerin qui, lors de ses passages au-dessus de l'étang, provoque une débandade totale parmi les oiseaux présents.

Ce site vous offre même la possibilité de vous détendre ou de dîner entre amis puisqu'il y a des tables de pique-nique sur le terrain avoisinant et que le restaurant Grégoire, qui est très recommandable, ne demande pas mieux que de vous servir.

En conclusion, on peut qualifier cet endroit de site exceptionnel pour l'observation des limicoles. C'est tout près de chez nous, à moins de quinze minutes de Châteauguay! Profitez-en!

Salut à tous et bonnes observations!

Jacques Gauthier

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LA RUE MACDONALD À MAPLE GROVE

Comment s'y rendre...

En prenant comme point de départ, le lieu de rencontre habituel pour les sorties du COC, soit le stationnement du CLSC de Châteauguay, vous n'avez qu'à emprunter la route 138, en direction de Ste-Martine puis tourner à droite sur le boulevard René-Lévesque jusqu'à la ville de Léry; à la lumière jaune clignotante, tournez à gauche sur la 132, en direction de Valleyfield; une deuxième lumière jaune clignotante vous indiquera le chemin Rue de la Gare, tournez à droite.

De cet endroit, vous devriez être face au lac St-Louis, continuez et tournez à gauche sur le Chemin du Lac. Cette route vous conduira jusqu'à la rue MacDonald, tournez à droite et continuez sur cette route jusqu'au bout du chemin où vous remarquerez une clôture de métal qui traverse le chemin.

À cet endroit, vous pouvez stationner votre véhicule à droite du chemin et continuer à pied vers le lac.

Arrivé au lac, tournez à droite et dirigez-vous au bout de la baie; de cet endroit, vous devriez avoir une excellente vue sur une partie des Îles de la Paix.


Cet endroit est très certainement un site à ne pas négliger puisqu'il s'agit probablement de l'endroit le plus accessible afin de vous permettre une vue acceptable d'une partie de l'archipel des Îles de la Paix sans avoir à utiliser une embarcation.

Si vous manquez de temps et que vous désirez tout de même faire quelques heures d'observation ou encore pour compléter une tournée ornithologique de la région, je vous conseille d'y faire un arrêt.

Une inspection complète des lieux vous demandera moins d'une heure d'observation et vous constaterez par vous-même que ce site est riche en oiseaux et que vous n'avez pas perdu votre temps.

L'utilisation d'une lunette d'approche n'est pas indispensable mais fortement conseillée puisque la distance qui pourrait vous séparer des oiseaux convoités peut parfois être appréciable.

L'endroit est intéressant et propice à l'observation tout au long de l'année, mais plus particulièrement, du début août jusqu'à la prise des glaces du lac St-Louis.

L'oiseau vedette de ce site est sans aucun doute la Sterne Caspienne. Si vous avez ciblé cette espèce et que vous cherchez un endroit sûr où l'observer, vous êtes au bon endroit. Tous les ans à partir de la mi-août, des dizaines d'individus y font une halte pour s'y nourrir lors de leur migration automnale en compagnie de la Sterne pierregarin et de la Guifette noire qui possiblement nichent dans les îles. Soyez attentif aux sternes présentes puisque le 3 août 2002, une Sterne de Forster a été découverte à cet endroit par M. Pierre Bannon

Plusieurs autres espèces fréquentent aussi cet endroit; les Îles de la Paix étant un refuge d'oiseaux migrateur, vous aurez la possibilité d'observer en période estivale des concentrations importantes d'oiseaux nicheurs comme différentes espèces de canards barboteurs dont le Canard noir, le Canard colvert, le Canard pilet, le Canard souchet, le Canard d'Amérique , le Canard branchu ainsi que les Sarcelles à ailes bleues et les Sarcelles d'hiver.

Plusieurs autres espèces nicheuses peuvent aussi être observées de cet emplacement comme le Grèbe à bec bigarré, le Héron vert, le Bihoreau gris, la Gallinule poule d'eau, la Foulque d'Amérique, le Grand Héron, le Troglodyte des marais etc.

En plus des oiseaux nicheurs, le site vous offre aussi la possibilité d'observer plusieurs espèces d'oiseaux en migration automnale ou printanière puisque différentes espèces de passereaux, d'oiseaux de proie, de canards plongeurs et même de limicoles sont régulièrement observées.

L'archipel a déjà abrité plusieurs couples de Cormorans à aigrettes en 1997 et 1998 mais aucun couple nicheur n'y a été présent après 1999. Les oiseaux semblent plutôt s'être déplacés au nord du lac St-Louis sur des amoncellements de roches causés par le dragage de la voie maritime, il y a plusieurs années.

Soyez vigilant lors de vos visites sur ce site car il y a d'excellente possibilité de rencontrer des espèces rares ou peu communes.

Salut à tous et au plaisir de se rencontrer à Maple Grove

Jacques Gauthier

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L'ÉCLUSE DE SAINTE-CATHERINE

Comment s'y rendre...

À partir de Châteauguay, empruntez l'autoroute 30 en direction de Ste-Catherine jusqu'à l'intersection de la route 132 où vous tournerez à droite en direction est. À la troisième lumière de circulation, tournez à gauche sur la rue Centrale; à l'extrémité de cette rue, tournez à droite sur le Boul. Marie-Victorin. À environ 0,3 kilomètre, tournez à gauche et traversez le pont de la voie maritime. Tournez à nouveau à gauche, ce chemin vous dirigera vers un petit lac artificiel; de cet endroit, tournez à droite à l'intersection vers le stationnement.

L'idéal est de vous stationner à l'extrémité est (côté fleuve). Il ne vous reste plus que quelques pas à faire dans le sentier qui longe la baie et à vous installer à un endroit qui vous offrira une bonne vue sur le fleuve. Au retour, avant de traverser le pont, vous remarquerez à votre gauche un chemin clôturé qui conduit au fleuve. À cet endroit, dû à un élargissement de la chaussée, vous aurez la possibilité de vous stationner et d'avoir une meilleure vue sur les oiseaux qui vous paraissaient trop éloignés de l'endroit précédent.


Ce site exceptionnel représente sûrement la meilleure alternative aux observateurs qui s'intéressent particulièrement aux laridés et aux anatidés. Une vue panoramique vous est offerte sur le fleuve St-Laurent, les rapides de Lachine, et même l'Île aux Hérons.

La baie des Canards étant un sanctuaire d'oiseaux migrateurs, la chasse à la sauvagine y est donc interdite et des milliers d'oiseaux y trouvent un refuge sûr et un endroit de prédilection pour s'y reposer tout au long de l'année.

En général, l'examen complet et minutieux des lieux ne devrait pas vous prendre plus de deux heures, mais l'utilisation d'une lunette d'approche puissante est fortement conseillée vu la distance vous séparant des oiseaux à observer.

L'été, étant la période la plus calme de l'année, il vous sera tout de même possible d'y observer les Grands Hérons ainsi que différentes espèces de canards barboteurs tandis que les Cormorans à aigrettes se posent en grand nombre sur les rochers présents dans les rapides.

À la fin de la belle saison, le petit lac artificiel qui sert à la baignade attire souvent, des Mouettes de Bonaparte et des goélands ainsi que différentes espèces d'oiseaux de rivage.

L'automne, l'hiver et le début du printemps représentent les meilleurs moments pour visiter cet endroit puisque à cette période de l'année, il y a une très grande abondance d'oiseaux dans la baie.

Presque toutes les espèces de canards barboteurs et plongeurs sont susceptibles d'y être observés un jour ou l'autre. Les Goélands à bec cerclé, argenté et marin y sont omniprésents et bien qu'ils soient communs, l'identification de ces espèces représentent un défi constant en raison de la variété de plumage qui les caractérise soit plumage de 1er hiver, de 2e hiver ou de 3e hiver. En plus de ces trois espèces, les Goélands arctiques et bourgmestres y sont également rapportés presqu'à tous les ans.

Plusieurs autres oiseaux peuvent aussi être présents lors de vos visites tel que le Grand Héron qui s'y trouve en grand nombre dans la baie et à l'Île aux Hérons, la Bernache du Canada, le Grèbe jougris et esclavon, sans oublier les oiseaux de proie tel que le Pygargue à tête blanche et le Harfang des neiges dérivant à l'occasion sur les glaces du fleuve.

L'endroit est aussi reconnu pour la découverte d'espèces inusitées et même rares. Suite à une petite recherche, j'ai pu noter quelques-unes des mentions qui y ont été rapportées, en voici une liste sommaire:

Mouette blanche 1977-02-12
Sterne de Forster 1980-12-13
Bécasseau d'Alaska 1982-09-19
Labbe parasite 1985-11-23
Goéland de Californie 1995-03-12
Mouette de Sabine 1995-10-01
Goéland cendré 1997-12-14 au 28
Labbe pomarin 1999-11-06
Goéland de Thayer 2000-10-30

Uniquement en 2001, un Fou de bassan y a été rapporté et j'ai pu y observer personnellement un Chevalier semipalmé le 3 juin ainsi qu'un Pélican blanc d'Amérique qui a été présent du 23 au 29 juin.

Comme vous pouvez le constater, ce site représente un endroit privilégié pour la recherche d'oiseaux inusités. Il n'en tient qu'à vous de les découvrir.

Rendez-vous à cet endroit à la fin de l'hiver lorsque les glaces commencent à se détacher des rives. Offrez-vous le spectacle fascinant de la parade nuptiale du Garrot à œil d'or. Je peux vous assurer qu'à elle seule, cette superbe exhibition vaut le déplacement.

Salut à tous et au plaisir de se rencontrer à l'écluse de ville Ste-Catherine.

Jacques Gauthier